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Guerre H&M Street art

H&M déclare la guerre au Street Art

Une fois de plus la marque H&M refait parler d’elle et toujours pas pour de bonnes raisons. Après le scandale causé par le hoodie de mauvais goût « coolest monkey in the jungle », cette fois-ci la marque Suédoise décide d’intenter un procès litigieux devant la cour fédérale de New York.

La requête ici est incroyable. H&M demande que toutes les oeuvres urbaines comme le street art et le graffiti soient dépourvues de copyright et puissent être utilisées par n’importe quelle marque ou organisation. Et cela, sans aucune contrepartie financière ou même la permission des artistes. On parle ici d’une réelle atteinte aux droits des street artists, du street art et du graffiti en général.

Cette démarche ressort du conflit avec l’artiste urbain Jason « REVOK » Williams. H&M a repris arbitrairement l’une des oeuvres de l’artiste dans une de ses nouvelles campagnes publicitaires. REVOK n’a jamais été contacté par H&M, même après sa demande de protection de copyright. Par conséquent, il a porté plainte pour obtenir gain de cause. Il faut rajouter que REVOK est un artiste reconnu dans l’univers du graffiti avec plus de 200k followers sur instagram. Inutile de dire que H&M a donc bien ignoré l’artiste.

Campagne Publicitaire H&M

Nouvelle campagne publicitaire H&M avec le travail de REVOK en arrière plan.

Painting.

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La réponse d’H&M est déconcertante, en lançant ce procès elle ne s’attaque plus seulement à REVOK mais à l’encontre de tous les arts urbains. Les représentants de la marque se justifient en commentant que le street art à l’origine n’a pas vocation à être légal et que la notion des droits des artistes dans ce cas là est subjective. Cette réponse s’apparente à une déclaration de guerre entre la compagnie et les artistes.

Depuis cette semaine, l’ensemble de la street culture s’est donc manifesté et appelle au boycott de la marque. Les piliers du mouvement comme KAWS, Daniel Arsham, STASH et le collectif TATS CRU, ont tous dénoncé le procès en le traduisant par une atteinte directe à leur travail et leurs droits.

Nul sait qui l’emportera, mais cette guerre avec H&M ne semble pas prêt de se terminer, chacun compte bien avoir gain de cause.